Description
L’IA révolutionne la productivité et accélère la mutation structurelle des marchés du travail, posant autant de risques qu’elle ouvre de possibilités en matière d’égalité des genres. Les femmes sont majoritairement concentrées dans les professions qui sont les plus exposées à l’automatisation et restent sous-représentées dans les secteurs technologiques à forte croissance et à forte valeur ajoutée. Si rien n’est fait, ces dynamiques risquent d’entraîner des pertes d’emplois massives pour les femmes, de creuser les écarts en matière d’emploi et de rémunération, et de réduire à néant les avancées durement acquises sur la voie de l’autonomisation économique. Une participation accrue des femmes dans le secteur des technologies pourrait permettre de mobiliser un capital humain inexploité, stimuler l’innovation et contribuer à la croissance économique. Les données montrent que la diversification des équipes améliore la résolution des problèmes et renforce la conception et la gouvernance des technologies numériques. Pour cela, il est nécessaire de permettre aux femmes d’avoir un accès plus large aux compétences numériques, à l’enseignement en filière STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) et aux postes de direction; à titre d’investissement stratégique dans la productivité, la résilience et une transformation numérique centrée sur l’humain. Or, les lacunes restent importantes. Si, en matière d’utilisation de l’internet, l’écart entre les genres est inférieur à 3 points de pourcentage dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI), les femmes ont 15 % de chances de moins que les hommes d’utiliser les services internet mobiles. De plus, elles sont 244 millions de moins que les hommes à utiliser l’internet à l’échelle mondiale. La persistance des disparités concernant les compétences numériques et l’obtention de diplômes en filière STIM limite l’accès des femmes aux postes de direction dans les secteurs des technologies à forte croissance. À l’âge de 15 ans, moins de 1.5 % des filles en moyenne dans les pays de l’OCDE aspirent à une carrière dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), contre près de 10 % des garçons, et deux fois plus de jeunes hommes que de jeunes femmes ont appris la programmation. Ce thème portera sur la manière de créer un vivier de talents dans le domaine des technologies qui soit plus propice à la croissance, de combler les écarts et de lever les obstacles sous-jacents en matière d’éducation et de formation, et de susciter un intérêt à un stade précoce pour les carrières technologiques. Il s’agira également d’examiner en quoi la réduction de ces fractures nécessite non seulement une action nationale, mais aussi une collaboration internationale, la coopération pour le développement jouant un rôle important à l’appui du développement des compétences, des infrastructures numériques et de politiques inclusives partout dans le monde.







