Description
Alors que le numérique imprègne de plus en plus nos vies, la violence fondée sur le genre évolue et s’étend dans le monde. La violence fondée sur le genre facilitée par la technologie – notamment le cyberharcèlement, les hypertrucages et la diffusion malveillante d’images – constitue une menace croissante, en particulier pour les femmes, dont elle fait taire les voix et dissuade la participation à la vie civique, politique et économique. À l’échelle mondiale, 38 % des femmes déclarent avoir été personnellement victimes d’une forme ou une autre de violence fondée sur le genre facilitée par la technologie. Or, l’opinion publique n’a pas une perception homogène de ce phénomène, notamment les jeunes générations. Alors que 83 % des jeunes femmes âgées de 18 à 24 ans rejettent l’idée que les femmes devraient s’attendre à subir des atteintes pour avoir exprimé leur opinion en ligne, seuls 66 % des jeunes hommes partagent ce point de vue. Au titre de ce thème, il s’agira d’examiner la façon particulière dont la violence fondée sur le genre facilitée par la technologie cible les femmes dans la vie publique, les répercussions que cette forme de violence a sur la participation démocratique et les voies efficaces à suivre à l’avenir. Les débats mettront en relief les approches centrées sur les survivantes, les innovations sur les plans juridique et réglementaire, ainsi que les pratiques prometteuses adoptées par les pouvoirs publics, la société civile, le monde universitaire et les acteurs de la technologie. En cartographiant les risques et en mettant en évidence des solutions, ils permettront d’exposer des moyens de créer des environnements numériques plus sûrs, qui permettent aux femmes de jouer un rôle moteur, de participer et de s’épanouir dans la vie publique.

