Programme du Forum de l'OCDE sur l’égalité des genres

Toutes les heures des sessions correspondent au fuseau horaire de Paris (CEST). Elles seront enregistrées et disponibles en différé.  Une interprétation anglais, français et espagnol est disponible pour les sessions plénières du Forum.

Jour 1 :

8 juillet 2026
08:00 - 09:15
Inscription & café de bienvenue de réseautage
Veuillez prévoir au moins 30 à 45 minutes pour accéder aux locaux.
09:15 - 09:30
Session 1: Remarques d'ouverture et discours principal
10:40 - 11:00
Pause-café de réseautage
11:00 - 12:15
Session 3: Favoriser l’autonomisation des femmes grâce aux services publiques fondés sur l’IA
L’IA s’impose de plus en plus, et à grande vitesse, comme une pierre angulaire de l’innovation, redéfinissant la manière dont les acteurs conçoivent et fournissent leurs services dans le monde. Ainsi, deux tiers des pays de l’OCDE déclarent utiliser l’IA pour améliorer l’efficience et la réactivité de l’administration publique. Toutefois, les possibilités que l’IA offre pour combler les disparités entre les genres et favoriser un accès plus large des femmes à des services de qualité restent sous-exploitées. Les femmes continuent de se heurter à des obstacles structurels pour accéder à des services essentiels tels que les soins de santé, l’aide juridique et la protection sociale, domaines dans lesquels l’utilisation efficace de l’IA pourrait contribuer à mettre au point des solutions plus réactives et mieux adaptées à la diversité des besoins. Par ailleurs, les systèmes d’IA entraînés à partir de données biaisées peuvent perpétuer les stéréotypes de genre dans la prestation de services. Au titre de ce thème, il s’agira d’examiner comment l’IA peut être mise à profit pour combler les disparités entre les genres, améliorer l’accès aux services et favoriser l’autonomisation des femmes et des filles. Des stratégies permettant d’atténuer les biais, et notamment l’importance de disposer de données diversifiées et d’algorithmes transparents, seront mises en lumière.
12:15 - 13:45
Pause déjeuner de réseautage
13:45 - 15:00
Session 4 : Technologies numériques, données et avenir de l’économie des soins
L'évolution démographique dans les pays de l'OCDE, en particulier le vieillissement de la population et la diminution de la proportion de personnes en âge de travailler, exerce de nouvelles pressions sur les systèmes de soins. Les soins, qu'ils soient informels ou formels, sont principalement assurés par les femmes. La répartition inégale des tâches de soins non rémunérées entre les hommes et les femmes constitue un obstacle à une plus grande participation des femmes au marché du travail. Elle accroît également la vulnérabilité des femmes face aux chocs économiques et limite leur progression de carrière, car les emplois formels dans le secteur des soins sont souvent peu rémunérés et à temps partiel. Cette session examinera comment les technologies numériques et les données peuvent transformer la prestation des soins, favoriser une répartition plus équitable des responsabilités en matière de soins et donner aux individus les moyens d’opérer des choix éclairés concernant leur vie professionnelle et familiale.
15:00 - 15:20
Pause-café de réseautage
15:20 - 16:35
Session 5: Compétences nécessaires pour piloter la transformation numérique : qui a l’occasion d’apprendre et de diriger ?
L’IA révolutionne la productivité et accélère la mutation structurelle des marchés du travail, posant autant de risques qu’elle ouvre de possibilités en matière d’égalité des genres. Les femmes sont majoritairement concentrées dans les professions qui sont les plus exposées à l’automatisation et restent sous-représentées dans les secteurs technologiques à forte croissance et à forte valeur ajoutée. Si rien n’est fait, ces dynamiques risquent d’entraîner des pertes d’emplois massives pour les femmes, de creuser les écarts en matière d’emploi et de rémunération, et de réduire à néant les avancées durement acquises sur la voie de l’autonomisation économique. Une participation accrue des femmes dans le secteur des technologies pourrait permettre de mobiliser un capital humain inexploité, stimuler l’innovation et contribuer à la croissance économique. Les données montrent que la diversification des équipes améliore la résolution des problèmes et renforce la conception et la gouvernance des technologies numériques. Pour cela, il est nécessaire de permettre aux femmes d’avoir un accès plus large aux compétences numériques, à l’enseignement en filière STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) et aux postes de direction; à titre d’investissement stratégique dans la productivité, la résilience et une transformation numérique centrée sur l’humain. Or, les lacunes restent importantes. Si, en matière d’utilisation de l’internet, l’écart entre les genres est inférieur à 3 points de pourcentage dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI), les femmes ont 15 % de chances de moins que les hommes d’utiliser les services internet mobiles. De plus, elles sont 244 millions de moins que les hommes à utiliser l’internet à l’échelle mondiale. La persistance des disparités concernant les compétences numériques et l’obtention de diplômes en filière STIM limite l’accès des femmes aux postes de direction dans les secteurs des technologies à forte croissance. À l’âge de 15 ans, moins de 1.5 % des filles en moyenne dans les pays de l’OCDE aspirent à une carrière dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), contre près de 10 % des garçons, et deux fois plus de jeunes hommes que de jeunes femmes ont appris la programmation. Ce thème portera sur la manière de créer un vivier de talents dans le domaine des technologies qui soit plus propice à la croissance, de combler les écarts et de lever les obstacles sous-jacents en matière d’éducation et de formation, et de susciter un intérêt à un stade précoce pour les carrières technologiques. Il s’agira également d’examiner en quoi la réduction de ces fractures nécessite non seulement une action nationale, mais aussi une collaboration internationale, la coopération pour le développement jouant un rôle important à l’appui du développement des compétences, des infrastructures numériques et de politiques inclusives partout dans le monde.
16:35 - 17:50
Session 6: L’entrepreneuriat féminin : une source inexploitée d’innovation numérique
L’innovation numérique stimule la croissance économique et la transformation sociale, les entrepreneurs introduisant des technologies et des modèles commerciaux pour répondre à des besoins émergents. Or, de nombreux entrepreneurs – en particulier les femmes entrepreneures – se heurtent à des obstacles structurels (par exemple des normes sociales restrictives, un accès limité aux financements, aux réseaux et aux compétences numériques avancées) qui freinent leur capacité à saisir les opportunités dans les secteurs à forte intensité technologique. Dans les pays de l’Union européenne, les femmes représentent 18 % seulement des travailleurs indépendants dans le secteur des TIC, contre 34 % dans les autres secteurs – une tendance qui se retrouve partout dans le monde. Au titre de ce thème, il s’agira de mettre en lumière l’impact des femmes en tant que fondatrices et dirigeantes du numérique, et d’étudier comment le soutien aux entreprises technologiques dirigées par des femmes peut stimuler l’innovation et répondre aux besoins sociétaux. Les débats viseront à recenser les systèmes de soutien efficaces pour les dirigeantes d’entreprises numériques, notamment les mécanismes de financement, les réseaux d’affaires, les incubateurs et accélérateurs, ainsi que les plateformes numériques qui aident les femmes à développer leurs activité et à être compétitives sur les marchés mondiaux. Il s’agira également d’examiner dans quelle mesure les contextes, comportements et cultures institutionnels permettent à des femmes entrepreneures de réussir et par quelles voies les femmes peuvent être davantage incitées à s’inscrire en filière STIM et à créer des entreprises.
18:00 - 19:30
Reception de réseautage
Salon du parc Intervenants : David Brück, Ambassadeur, Représentant permanent de l’Irlande auprès de l'OCDE & Nadia Ernzer, Ambassadrice, Représentante permanente du Luxembourg auprès de l'OCDE

Jour 2 :

9 juillet 2026
08:00 - 09:20
Inscription & café de bienvenue de réseautage
Veuillez prévoir au moins 30 à 45 minutes pour accéder aux locaux.
09:30 - 10:45
Session 8: Défis et opportunités du numérique : la perspective G7+ pour favoriser un environnement égalitaire et inclusif
Alors que la transition numérique transforme en profondeur les économies et les sociétés, elle offre des opportunités majeures pour faire progresser l’égalité des genres, tout en faisant émerger de nouveaux risques en matière d’inclusivité, de sécurité et de droits. Les gouvernements disposent aujourd’hui d’un large éventail d’outils numériques pour concevoir et mettre en œuvre des politiques publiques en faveur de l’égalité des genres, fondées sur les droits de toutes les femmes et les filles dans leur diversité, améliorer l’accès des femmes à l’emploi, aux soins de santé et à l’éducation, renforcer leur protection contre les violences fondées sur le genre, et accroître l’efficacité ainsi que la portée de l’action publique. Cette session adoptera une perspective centrée sur le G7+ et examinera comment les pays peuvent mobiliser les opportunités de la transition numérique afin de réaliser des avancées concrètes en matière d’égalité des genres, en dépassant l’idée selon laquelle la transformation numérique serait intrinsèquement neutre du point de vue du genre. En s’appuyant sur des données récentes et des expériences nationales, les échanges mettront en lumière la manière dont les gouvernements peuvent concevoir des politiques numériques inclusives, capables d’élargir les opportunités, de réduire les inégalités persistantes fondées sur le genre et de prévenir ou d’atténuer les risques. Il s’agira également de veiller à ce que les politiques numériques et celles en faveur de l’égalité des genres se renforcent mutuellement. La session mettra enfin en évidence la valeur ajoutée de la coopération multilatérale. Elle explorera comment des cadres et des espaces de concertation multilatéraux tels que le G7+ peuvent favoriser un meilleur alignement entre les agendas du numérique et de l’égalité des genres, faciliter le partage de bonnes pratiques et identifier des priorités communes, afin d’utiliser la transition numérique comme un levier pour faire progresser l’égalité des genres.
10:45 - 11:10
Pause-café de réseautage
11:10 - 12:30
Session 9: Lutter contre la violence fondée sur le genre visant des personnalités publiques féminines du monde entier à l’ère du numérique
Alors que le numérique imprègne de plus en plus nos vies, la violence fondée sur le genre évolue et s’étend dans le monde. La violence fondée sur le genre facilitée par la technologie – notamment le cyberharcèlement, les hypertrucages et la diffusion malveillante d’images – constitue une menace croissante, en particulier pour les femmes, dont elle fait taire les voix et dissuade la participation à la vie civique, politique et économique. À l’échelle mondiale, 38 % des femmes déclarent avoir été personnellement victimes d’une forme ou une autre de violence fondée sur le genre facilitée par la technologie. Or, l’opinion publique n’a pas une perception homogène de ce phénomène, notamment les jeunes générations. Alors que 83 % des jeunes femmes âgées de 18 à 24 ans rejettent l’idée que les femmes devraient s’attendre à subir des atteintes pour avoir exprimé leur opinion en ligne, seuls 66 % des jeunes hommes partagent ce point de vue. Au titre de ce thème, il s’agira d’examiner la façon particulière dont la violence fondée sur le genre facilitée par la technologie cible les femmes dans la vie publique, les répercussions que cette forme de violence a sur la participation démocratique et les voies efficaces à suivre à l’avenir. Les débats mettront en relief les approches centrées sur les survivantes, les innovations sur les plans juridique et réglementaire, ainsi que les pratiques prometteuses adoptées par les pouvoirs publics, la société civile, le monde universitaire et les acteurs de la technologie. En cartographiant les risques et en mettant en évidence des solutions, ils permettront d’exposer des moyens de créer des environnements numériques plus sûrs, qui permettent aux femmes de jouer un rôle moteur, de participer et de s’épanouir dans la vie publique.
12:30 - 13:45
Pause déjeuner de réseautage
Déjeuner de travail spécial de haut niveau organisé par Aurore Bergé, Ministre français délégué chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations– sur invitation uniquement
14:10 - 15:15
Session 11: Améliorer la sécurité des enfants dans l’environnement numérique : une perspective axée sur le genre
Les technologies numériques jouent un rôle central dans la vie des enfants : elles leur offrent de nouveaux espaces d’apprentissage, de jeu, de socialisation et de création, qui doivent également garantir le respect et la protection de leurs droits. Or, à mesure que l’adoption du numérique se généralise, les enfants sont confrontés à un large éventail de risques en ligne qui peuvent avoir des effets négatifs durables, érodant le bien-être et la confiance dans les environnements numériques. Parmi ces risques figurent l’exploitation et les atteintes sexuelles à l’encontre des enfants sur l’internet, l’exposition à des contenus et des comportements préjudiciables, ainsi que la réduction des interactions en face à face, mais aussi des effets négatifs sur le sommeil, l’activité physique et la santé physique et mentale en général. Les risques diffèrent souvent selon le genre : les garçons sont plus exposés à l’extorsion et l’exploitation sexuelles à des fins financières sur les plateformes de jeux, tandis que les filles sont plus susceptibles d’être victimes d’atteintes en ligne, notamment d’exploitation et d’abus sexuels concernant des enfants créés par l’IA, et connaissent des taux plus élevés de cyberharcèlement, d’anxiété et de problèmes liés à leur image corporelle. Face à l’utilisation généralisée d’outils de surveillance et de partage de localisation, des préoccupations apparaissent également concernant la normalisation du contrôle coercitif facilité par la technologie, dont pourrait pâtir l’ensemble des enfants. Ce thème portera sur la façon dont les expériences numériques précoces déterminent la vulnérabilité au fil du temps et sur les moyens de mettre en place un environnement numérique plus sûr et plus fiable pour les enfants.
15:15 - 16:30
Session 12: Lutter contre les normes et les formes de masculinité restrictives dans les espaces en ligne
Les espaces en ligne ne sont pas neutres du point de vue du genre : ils ont tendance à reproduire et à amplifier les formes de masculinité restrictives. Il est toujours attendu des hommes qu’ils affirment leur position dominante dans les débats, contrôlent les récits ou réduisent au silence les femmes sur l’internet. Ces normes limitent l’autonomisation des femmes et des filles et, comme le montre l’indice « Institutions sociales et égalité des genres » (SIGI), reflètent des schémas plus profonds de discrimination dans le monde hors ligne. La conception des algorithmes et les incitations offertes par les plateformes peuvent favoriser la polarisation des contenus, les discours agressifs et les comportements d’exclusion, que ce soit en ligne ou hors ligne. Faute de données de meilleure qualité sur les normes masculines restrictives, en particulier parmi les jeunes hommes, et d’efforts ciblés pour s’y attaquer, les espaces en ligne risquent d’ancrer et d’amplifier les inégalités mêmes que nous cherchons à supprimer. Au titre de ce thème, il s’agira d’examiner les stratégies et les données dont nous avons besoin pour inverser ces dynamiques et favoriser la création d’espaces en ligne inclusifs. Les intervenants présenteront des données factuelles sur l’éducation aux médias, le domaine éducatif, la redevabilité des algorithmes et l’innovation en matière d’action publique, et mettront en évidence des initiatives qui font des hommes et des garçons des alliés dans la redéfinition de la masculinité. Il est essentiel de s’attaquer aux normes restrictives, que ce soit en ligne ou hors ligne, si l’on veut bâtir des communautés numériques plus sûres et plus justes et permettant une plus grande autonomie pour tous.